25 novembre 2007
Rough
Travail réalisé au Tria ( des espèces de gros feutres avec trois tailles différentes )
Mise en page
Illustrer une couverture d' un livre aussi mais ce n' était pas en illustration, plutôt en mise en page. Et ça fait un petit moment qu' on l' a terminé...
C' est surtout dans ce genre de chose que j' ai du plaisir. Ca m' intéresse plus que de créer des logos, des marques...
En illustration
C' est parti pour une petite série de travail faite à l' école... Pour vous en donner un petit aperçu de quelques matières...
Il fallait proposer une couverture d' un livre à l' aide des lettres découpées. Et bien sûr, je me suis servie du papier kraft, une matière que j' aime beaucoup et qui rend bien...
24 novembre 2007
Patati Patata
Un petit livret d' un CD réalisé pour l' école, en mise en page.
Un boulot où je me suis bien éclatée.
Il me reste à faire un CD et une affiche de concert.
Ce groupe n' existe pas et pour qu' il y ait des textes, j' ai pris ceux de Noir Désir.
On voit mieux si on le tient entre ses mains, certes... Et plus sympa à regarder, là ça manque un peu de chaleur.
01 novembre 2007
Bilan des deux années passées à Lyon
Un long morceau que j' ai écrit en août où j' exprimais mon ressenti.
J' ai longuement hésité à le publier car c' est plutôt très personnel mais fianelement, je me dis de le publier pour qu' on me comprenne mieux.
"Juste envie de dire ce que j' ai sur le coeur...
Lyon, quand tu nous tiens... Je me remémore des moments passés là- bas... Liberté. Mes ailes se sont dépliées pour me préparer à l' envol. L' envol de la Liberté. Le soir notament. Surtout cette année. J' ai bu, fumé, du grand n' importe quoi. Mais indispensable. Afin de tout briser en moi, l' aspect du raisonnable.
Lyon, ville symbolique pour moi.
Lyon, une nouvelle vie qui a commencé et qui s' arrête prématurément... Provisoirement, je l' espère. Parce- que c' est là où j' ai tout démarré. Et j' étais prête d' y rester pour quelques années. Pour combien de temps? Je n' en sais rien. Le plus longtemps possible.
Et me voilà de retour à la case de départ à Bordeaux... De retour au cocon familiale. Je reviens là où j' aurais peut- être dû commencer mes études. A l' ECV.
Parfois, je souhaite que ça ne me convienne pas, de rater mon année afin de retourner chez moi, à Lyon. De retrouver tout ce que j' aime dans cette ville : les rues, les personnes, les amis, les soirées, les habitudes acquises, l' indépendance...
Mais, même si ça a été plus une contrainte qu' un choix, il me faut tout de même tenter le tout pour le tout... Pour décrocher ce diplôme... Encore faut- il que ça me plaise.
Sinon, pas grave, je laisse tout tomber pour un CAP de tapisserie à Lyon...
Je me plains. Et il me faut assumer ce choix... Mais est- ce vraiment un choix...? Je ne voulais pas repasser une année sans rien faire... Surtout que ça n' aurait pas plu à mes parents... Je sais que j' aurais pu chercher un boulot mais le piège est là : sans diplôme, on galère plus... Et de passer en job en job, ce n' est pas une situation très sécurisante. Un diplôme valorise, selon la société, la personne. Il prend trop d' importance.
D' accord, il faut un minimum de savoir... Mais une personne diplomée n' est pas forcément compétente. Il faut savoir repérer la capacité et l' expérience de la personne et non pas de penser uniquement que "le diplome, c' est bien"...
J' avoue d' être une fainéante mais je me cherche, je ne sais pas trop ce que je veux et je n' ai pas envie de me battre maintenant, je ne veux que penser à m' amuser... Et pourtant, il faut savoir dire stop... Ne faire que s' amuser ne contribue pas l' épanouissement complet. Le travail aussi joue un rôle là- dedans...
On me reproche d' être passive. Et c' est vrai.
Choisir la facilité n' est pas une bonne chose.
J' en suis consciente et j' ai besoin qu' on me donne un coup de pied dans le cul, qu' on me réveille... Mais je réagis de mauvaise grâce... En même temps, il faut ( et j' en ai besoin ) que j' avance. Ces quelques mois de passivité vont prendre fin dès le mois de septembre... Je vais bosser dans la communication visuelle et ce sera du costaud. Ca me fera du bien... du moins au début.
Je vais moins faire la folle et travailler énormément, je pense... Ce sera dur de trouver l' équilibre. Je vais repasser un extrème à une autre, je pense...
Mais m' amuser comme je l' ai fait cette année, ça m' aura un peu permi de rattraper le temps où je ne voyais personne, où je ne sortais pas, où j' étais coincée, où je me sentais plutôt étouffée, pas toujours libre de mes mouvements... Je me sentais facilement coupable de faire autre chose que de travailler. Et j' ai détesté le lycée.
Mais m' amuser comme je l' ai fait ne voulait pas dire que tout allait bien... Au contraire. Je me cherchais en permanence. Je buvais un peu pour oublier un peu tout ça, pour essayer de respirer... Ma situation était avantageuse dans le sens où je pouvais faire ce que je voulais mais elle refletait également le fait que je sois paumée. Paumée car j' ai échoué à l' école de dessin où je pensais décrocher mon diplôme et je me suis donc retrouvée contrainte à m' inscrire à la fin où j' ai arrêté en cours d' année, au mois de mars. Je me remettais en cause. Je ne savais pas, ne savais plus ce que je voulais, à quoi je devais me destiner. J' avais perdu confiance en moi dans le dessin. On me disait douée mais il y en a des meilleurs que moi et j' en ai beaucoup à apprendre. Je n' ai plus dessiné pendant longtemps, pendant plusieurs mois. Je touchais d' un temps à un autre à un crayon mais c' est tout, c' était moins fréquent. A l' heure actuelle, c' est encore un peu le cas. Je n' ai donc pas repris totalement confiance en moi. Je n' ai pas encore retrouvé la confiance que j avais à la sortie du bac. Je ne veux pas dire que j' étais totalement sûre de moi mais j' étais en confiance grâce aux encouragements, à mon entourage qui croyait en moi... Mais depuis que je me suis confrontée à ce monde, ça a démoli ma confiance. Je me comparais aux autres en permanence. Or c' est une mauvaise chose à faire, c' est très destructeur. Même si c' était plu fort que moi, j' aurais pu croire plus en moi, de me dire " allez, essaye, fais ce que tu peux et tu verras... Même s' il n' est pas très bien réussi, ce n' est pas grave, le prochain sera mieux..." et d' écouter davantage les professeurs... Mais je n' ai pas réussi à faire autre chose que d' être obstinée.
Résultat : je me suis retrouvée dans les derniers.
Au mois de février, j' ai créé ce blog... Histoire de me rassurer. Ainsi le besoin de montrer ce que je peux faire. Là, j' ai le moral... Mais je reste prudente.
Bref, je me remettais constament en cause. A l' école et cette année.
J' avais longuement hésité entre le dessin, la communication visuelle et un métier d' art...
Mais ce n' est pas fini, je n' ai peut- être pas encore trouvé ma voie, ce dont je doute fortement.
J' essai, je touche par-ci, par là...
Même si je ne vais pas loin. Mais il faut quand même que je fasse quelque- chose, que j' arrête de me poser des questions. Voilà mon problème : je réfléchis trop.
C' est que je refuse de me jeter à corps perdu pour ensuite me faire avoir et aussi, je n' ai pas suffisament confiance en moi.
Comme j' ai été réticente au début de faire une métier d' art, qui est un travail manuel, avec des objets, ce qui fait la différence avec le dessin ou même avec les études littéraires!
Bref.
Malgré ces points noirs, on en tire toujours un petit quelque- chose. Et je ne regrette rien du tout.
Je ne regrette ni le fait d' avoir débarqué à Lyon, pour tenter cette école qui m' aura énormément appris, ni le fait d' y avoir échouer afin de me connaitre un peu mieux, dans ce que je voulais, ni le fait d' avoir atteri à la fac, ce qui m' aura permi d' avoir un petit aperçu de ce système, ni d' avoir arrêté la fac en cours d' année, ni mes soirées de folie, ce qu' on pourrait penser que c' était une petite vie d' alcoolo, une petite mauvaise vie mais je ne suis pas allée trop loin... Je ne regrette rien de tout cela.
Ni même d' avoir quitté le cocon familiale. Car j' ai connu à ce moment- là, à l' âge de 19 ans, l' indépendance. Et ça a été une grande bouffée d' air. De me dégager de l' ambiance familiale... Surtout, le lycée qui m' a opressée. J' étais loin d' avoir été épanouie. En plus de ça, je suis sourde... Une chose que j' avais du mal à assumer. En soi, ce n' était pas un problème mais aux yeux de la société, si.
Mais grâce à Lyon, j' ai acquis un peu plus de confiance en moi. Et je suis plus épanouie. Plus ouverte aussi... Et j' assume mieux ma surdité.
Merci Lyon.
Je te quitte mais je veux garder le fil qui me relie à toi. Pour ne pas oublier ce que j' ai ressenti, je regarderais les photos maintes et maintes fois... En espérant de revenir très vite sinon ce sera trop tard...
Parce- que, je le redis, Lyon était le début d' une nouvelle vie, une nouvelle page. Si j' oublie, ce dont je redoute fortement, c' est trop tard. Je reviendrais, du moins au début, pendant les vacances mais ce ne sera plus la même chose car je n' y vivrais plus. Je n' y bosserais plus, je n' emprenterais plus les même rues dans le quotidien... Je reviens et je repars en attendant de revenir pour repartir ensuite. Ainsi de suite...
Et les soirées. Et les amis. Certes, on garde contact mais leur vie et la mienne vont évoluer. Et petit à petit, on prendra de la distance... Inévitablement. Parce- qu' on n' a pas fini de vivre, d' évoluer, de rencontrer des gens. Et si je reviens dans trois ans, cinq ans, dix ans, les choses auront peut- être changé parce- que certains seront peut- être partis, parce- qu' on aura grandit, parce- qu' on aura changé. On ne sera plus ce qu' on a été quelques- années plus tôt.
C' est pourquoi je ne voulais pas partir.
Certes, je ne vois que le côté négatif des choses mais je préfère être lucide afin de ne pas me faire avoir... Et parce- que j' y tiens et que je me connais. Je suis jeune et je peux oublier petit à petit. C' est horrible de dire ça! J' espère avoir tort.
Certes, lorsqu' on se reverra, ce sera avec joie, on aura un tas de choses à se dire... Mais ce ne sera peut- être plus " comme avant" au fil du temps...
Et imaginons qu' il y ait quelque- chose qui me fait renoncer mon envie de partir à Lyon à cause d' un éventuel chéri, à un nouveau job, de nouveaux projets...
Bref. On verra ce qui va advenir...
Nouveau départ donc... Avec un nouvel oeil, celui d' une jeune fille épanouie, celui d' une étudiante...
Il faut que j' arrête de me lamenter mais j' espère de ne rien oublier... quoiqu' il arrive.
Par prudence, je ne m' y fait pas trop d' illusions.
Lyon, je t' aime."
A l' heure actuelle, le retour à la maison, ça été. Ce n' est pas la famille qui pose problème dans le fond mais juste la ville qui n' est la la même, l' ambiance que j' ai connu à Lyon et tout le ressenti que j' ai eu.
Je ne sais pas si on me comprend mieux mais il faut dire que j' arrive beaucoup mieux à m' exprimer par écrit.
Je tiens quand même à rassurer que ça va, à Bordeaux et j' ai toujours l' espoir de revenir assez rapidement si rien ne change beaucoup.
On verra après tout.
Le tout est d' arriver à accepter la situation. Et d' en vivre mieux.
Et arriver à garder le souvenir sans être trop nostalgique.








